Depuis le début de l'année, la reflation est un sujet brûlant sur les marchés alors que les attentes en matière d'inflation augmentent rapidement en raison de l’amélioration des perspectives de reprise économique. Dans l’intervalle, la flambée des prix des matières premières a amplifié le phénomène, entraînant une hausse des rendements des obligations d'État. Quelle est la vérité derrière cette rhétorique ? Combien de temps durera-t-elle et quel en est l'impact potentiel sur les marchés obligataires ?

Dans ce webcast, Jenna Barnard et John Pattullo dissèquent la rhétorique sur la reflation. Ils partagent leurs points de vue divergents et expliquent les raisons pour lesquelles ils ne voient pas beaucoup de substance à cette rhétorique sur la reflation au-delà du court terme. Ils détailleront également leurs stratégies d'allocation d'actifs depuis le début de la crise de la COVID et sur leurs intentions pour les mois à venir.

Principaux points à retenir :

  • Le repositionnement autour de la reflation n'est pas un bouleversement important. Contrairement à la croyance populaire, la reflation a débuté au plus bas du cycle, en mars 2020, et une grande partie des attentes ont été intégrées au cours depuis lors.
  • Pour que la reflation devienne convaincante, nous devons observer une réelle modification du comportement des ménages et des entreprises et qu’ils s'endettent davantage, or la demande de crédit reste modérée.
  • Les marchés semblent actuellement ignorer que la Chine est un autre élément important de la croissance et de l'inflation mondiales. Alors que lors de la dernière crise, l'augmentation de la demande de crédit en Chine a contribué à relancer l'économie mondiale, cette fois-ci, elle se concentre davantage sur le marché intérieur et le rééquilibrage de son économie.

Ce webcast a eu lieu le mercredi 24 février 2021.