En mettant l’accent sur la durabilité, Janus Henderson Investors va orienter ses projecteurs sur les entreprises ayant un impact positif en tant qu’acteurs de l’économie circulaire. Dans ce troisième article sur le sujet, l’équipe actions durables internationales (« Global Sustainable Equity ») nous explique les tenants et les aboutissants de son approche.

Les enjeux croissants en matière de durabilité offrent des opportunités d'investissement attractives qui coïncident avec un horizon à long terme.

Dans cet esprit, il est logique de privilégier les entreprises dotées de modèles économiques robustes et cherchant à relever les défis environnementaux et sociaux de notre époque. Grâce à cette approche, nous pouvons développer une philosophie d’investissement nous permettant d’offrir des performances à la fois attractives et reproductibles aux investisseurs.

Selon nous, l’économie circulaire va devenir progressivement créatrice de valeur pour les portefeuilles. En économisant au maximum les ressources sur le long terme, l’économie circulaire (fabrication, utilisation, réutilisation et recyclage), tranche clairement avec l’économie linéaire traditionnelle (fabrication, utilisation et destruction). Les entreprises y participant contribuent à l’instauration d’un système supprimant les déchets et assurant une utilisation continue des ressources. Il convient pour cela de protéger, d’améliorer ou de promouvoir une utilisation plus judicieuse du capital naturel via des modèles économiques circulaires, tout en atténuant/réduisant la pollution.

Cette approche constitue également une solution efficace aux contraintes pesant sur les ressources naturelles (l’une de nos mégatendances environnementales), qui devraient s’intensifier en raison de la croissance de la population mondiale.

De très nombreuses entreprises appartenant à des secteurs/régions divers et variés ont un rôle à jouer dans l’économie circulaire, du remplacement des énergies fossiles finies par des énergies renouvelables aux biens de consommation durables en passant par le recyclage des plastiques océaniques dans les matériaux de construction, la réutilisation de l’eau ou encore le design durable.

La fin est aussi importante que les moyens

La justification en termes économique et de rentabilité de ce type d’investissement tient à deux éléments. Premièrement, les produits proposés par les entreprises participant à l’économie circulaire et, deuxièmement, leurs choix opérationnels.

Ce sont souvent ces décisions opérationnelles qui ont le plus de poids. Par exemple, Adidas fabrique des chaussures et des vêtements à partir de plastique recyclé, notamment du plastique océanique. En avril 2019, l'entreprise a innové en annonçant avoir conçu une chaussure de course 100 % recyclable, « faite pour être refaite ». Cette approche va encore plus loin dans le concept d’économie circulaire puisqu’une chaussure usagée peut « revenir à la vie ». Dans le même temps, ce produit a un véritable impact en matière de durabilité car il encourage une pratique active et saine.

L'entreprise d'isolation irlandaise Kingspan participe également au recyclage des plastiques océaniques dans son processus de fabrication de panneaux isolants. Début 2019, cette société s’est engagée à recycler 500 millions de bouteilles plastiques chaque année d’ici 2023, puis 1 milliard de bouteilles chaque année d'ici 2025. Le caractère durable des produits de Kingspan s’observe également dans la réduction de l'empreinte carbone des bâtiments dans lesquels ils sont utilisés. Ils contribuent en effet à une économie annuelle de 27 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de la production annuelle de 47 centrales électriques, de 14 millions de voitures ou environ trois fois la consommation électrique annuelle du Grand Londres.

Autre ambassadeur de la lutte contre l'utilisation du plastique, DS Smith, qui est l'une des principales entreprises européennes de fabrication et de recyclage d'emballages en carton ondulé. Le produit de l'entreprise remplace le plastique et contribue à l'économie circulaire par son recyclage du papier en circuit fermé : il ne faut que 14 jours pour fabriquer, utiliser, collecter, recycler, réduire en pâte, presser et recycler une boîte de carton.

En 2020, nous allons également privilégier les entreprises de l’économie circulaire dont les produits ont des impacts environnementaux évidents.

Le logiciel d'Autodesk, par exemple, a créé son propre concept de circularité en permettant aux architectes, ingénieurs et designers du monde entier de concevoir des produits plus durables dans de nombreux secteurs.

En matière de gestion de l'eau et de services environnementaux, Xylem et Evoqua Water Technologies (EWT) sont deux entreprises dont les produits jouent un rôle clé dans l'économie circulaire.

Xylem, acteur mondial des infrastructures et des technologies relatives à l'eau dont le siège social est situé en Amérique du Nord, offre des solutions allant de la récupération des eaux de crue aux services de conservation et de traitement des eaux. EWT fournit également des systèmes de traitement mais cherche surtout à réduire les coûts de ses clients grâce à une utilisation plus efficace de l'eau. Pour cela, elle traite les effluents industriels d’une entreprise et réapprovisionne cette dernière avec l'eau pure résultant de ce processus.

Ces exemples, et bien d'autres encore, montrent qu’une entreprise peut avoir des impacts positifs grâce à ses produits mais aussi grâce à ses processus opérationnels.

En outre, cet aspect fondamental de notre approche d'investissement coïncide parfaitement avec les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, qui encouragent les entreprises à promouvoir le développement durable via leurs investissements, les solutions qu'elles développent et les pratiques qu'elles adoptent.

Pour nous, l'économie circulaire constitue à la fois une opportunité d'investissement mais aussi une solution aux contraintes pesant sur les ressources, lesquelles vont probablement s’intensifier en raison de la croissance de la population mondiale. Non seulement l'économie circulaire est absolument essentielle pour répondre aux besoins d'une population sans cesse croissante sans détruire le capital naturel (la richesse) qui sous-tend notre économie, mais il est également tout à fait logique, sur le plan économique et commercial, d'utiliser nos déchets comme facteurs de production.

En recherchant des entreprises impliquées dans l'économie circulaire, nous allons continuer de donner aux investisseurs un accès à certaines des meilleures idées en matière de développement durable, tout en luttant contre les contraintes pesant sur les ressources naturelles.

Les informations contenues dans cet article ne sont pas une recommandation d'investissement et ne constituent ni ne font partie d'aucune offre ou sollicitation d'achat ou de vente. Il s’agit des points de vue de l’auteur au moment de la publication de cet article et ceux-ci peuvent différer des points de vue des autres employés/équipes de Janus Henderson Investors.