La stabilisation de la croissance économique américaine dans un contexte de relance budgétaire et monétaire sans précédent a soulevé des questions sur la probabilité d'un retour de l'inflation. Jim Cielinski, responsable mondial de la gestion obligataire, et Andrew Mulliner, gérant de portefeuilles obligataires, tous deux membres de l’Investment Strategy Group » (ISG)* pour la gestion obligataire, expliquent pourquoi ils n’anticipent pas de risques significatifs de flambée d'inflation dans les prochaines années, tout en soulignant que des hausses à court terme sont possibles et que les investisseurs doivent vérifier la diversification que leur portefeuille obligataire procure.

Résumé :

  • L'inflation a longtemps été une préoccupation secondaire, mais les investisseurs se demandent à présent si les mesures de relance budgétaire et monétaire historiques pourraient entraîner un retour de l'inflation.
  • Selon nous, il est peu probable que l’inflation augmente de manière importante dans les prochaines années. Il faudra en effet du temps pour que le chômage recule et que la demande de biens et de services dépasse l'offre. En fait, le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis ne devrait revenir aux niveaux d'avant la pandémie qu’en 2022.
  • Des hausses de l'inflation à court terme sont toutefois plus probables. La faiblesse des rendements des bons du Trésor américain ne compensant guère les risques associés, les investisseurs devraient se concentrer sur la génération de revenus et la diversification de leurs portefeuilles obligataires.