Une faible empreinte carbone est une caractéristique importante de notre approche d’investissement : la stratégie Janus Henderson Global Sustainable Equity est à faible taux d’émission de carbone depuis 28 ans. Il existe un impératif moral clair à la transition vers une économie bas carbone - mais est-ce aussi un bon investissement ?

En crise : coût des catastrophes naturelles

On ne saurait trop souligner l’importance du rôle joué par les combustibles fossiles dans l’histoire du développement économique et du progrès social. Toutefois, nous en sommes désormais au stade où les coûts commencent à l’emporter sur les avantages supplémentaires. Le changement climatique, la pollution atmosphérique et les déchets plastiques atteignent tous des niveaux critiques.

L’Agence internationale de l’énergie, dont le siège est à Paris, a récemment fait état de nouvelles peu rassurantes selon lesquelles la demande mondiale d’énergie avait augmenté de 2,3 % en 2018, principalement en faveur des combustibles fossiles, et les niveaux de dioxyde de carbone avaient atteint un niveau record à l’échelle mondiale.

Si des régions comme l’Union européenne et le Royaume-Uni ont vu leurs émissions diminuer, d’autres telles que la Chine, les États-Unis et l’Inde ont toutefois connu les augmentations les plus importantes en raison des conditions climatiques inhabituelles de 2018 qui ont entraîné une demande accrue d’air climatisé en été et de chauffage en hiver. L’augmentation de 7 % de la production d’énergie renouvelable en 2018 n’a pas été en mesure de faire face à la demande en ne répondant qu’à 45 % de la croissance de la demande mondiale d’électricité. Le Sommet mondial des gouvernements qui s’est tenu à Dubaï en février a souligné avec force le rôle crucial des énergies renouvelables en tant que solution économiquement intéressante aux nombreuses menaces posées par le changement climatique.

Ce qui est judicieux sur le plan économique pour des pays est également judicieux pour notre approche d’investissement responsable : nous sommes depuis longtemps conscients des externalités négatives liées aux industries des combustibles fossiles et notre stratégie adopte une approche bas carbone depuis son lancement en 1991. Il est important de noter que nous sommes convaincus qu’il est tout à fait avantageux en matière d’investissement de tourner le dos aux combustibles fossiles aujourd’hui en dépit du fait qu’il faudra de nombreuses décennies pour passer à une économie entièrement bas carbone. En effet, nous considérons l’investissement à faible intensité carbone comme une proposition gagnant/gagnant.

La raison en est la science économique la plus élémentaire : l’effet de substitution. Au cours des cinq dernières années, le coût de la technologie des énergies renouvelables a chuté de près de 80 %, si bien que l’éolien et le solaire sont désormais les formes de production d’électricité les moins chères dans de nombreuses régions du monde, et ce, sans subventions. Les batteries ont connu des baisses de coûts similaires et nous commençons à voir l’apparition de véhicules électriques à longue autonomie et à des prix concurrentiels. Même à un prix aussi bas que 50 dollars le baril, comme ce fut le cas en décembre dernier, le pétrole ne peut concurrencer l’électricité produite par l’énergie éolienne ou solaire.

En crise : la pollution atmosphérique

Nous voyons la transition vers une économie bas carbone comme une tendance d’investissement générationnelle ; et elle est irrépressible. Les investissements dans les technologies alternatives se sont poursuivis, même pendant les périodes où les prix des combustibles fossiles ont baissé. Et la hausse des prix des combustibles fossiles fait le lit de la destruction de ces derniers - elle ne fait qu’accélérer la substitution vers des alternatives moins coûteuses et plus propres. Cela ne se fera pas sans heurts, mais dans dix ans, nous sommes sûrs de pouvoir dire que ce sera un choix perdant que d’investir dans les combustibles fossiles. Le moment est proche où nous parlerons de « point culminant » de la demande de combustibles fossiles et, une fois que cela se produira, les industries des combustibles fossiles seront confrontées à un déclin structurel.

A l’inverse, les nouvelles technologies qui offrent des solutions sont gages de croissance et d’opportunités. Nous sommes tout aussi certains en prévoyant qu’il existera beaucoup plus de voitures électriques et d’électricité renouvelable dans 10 ans.

En crise : les plastiques et les océans

L’investissement bas carbone va bien au-delà de la simple éviction des investissements dans les combustibles fossiles. De nombreuses industries vont être bouleversées sous l’effet de la transition vers une énergie à faible empreinte carbone. Au même titre, investir dans les technologies propres suppose beaucoup plus que simplement investir dans l’énergie éolienne et solaire. Il existe de nombreux types d’entreprises offrant diverses technologies et solutions dans les secteurs de l’énergie, de l’électricité, des transports, des infrastructures et de l’immobilier.

Une gestion active, bas carbone et dans un cadre de risque rigoureux

Fait important, en dépit de notre approche d'investissement très active et à faible empreinte carbone, nous sommes en mesure de constituer un portefeuille d’actions internationales bien diversifié, présentant des caractéristiques de risque équilibrées et une modeste tracking error par rapport à l’indice MSCI World. En effet, notre stratégie d’investissement durable multithématique nous offre un riche univers d’entreprises à sélectionner.

Notre approche d’investissement bas carbone comporte plusieurs niveaux

En tant qu’investisseurs actifs, nous dialoguons avec les entreprises dans lesquelles nous investissons. Cette année, nous faisons de la réduction des émissions de CO2 une composante essentielle de notre programme d’engagement visant à inciter les entreprises à se rapprocher de la neutralité carbone.

Sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES)

Sources : Cinquième rapport d’évaluation du GIEC (2014). Empreintes du gaspillage alimentaire de la FAO (2013)

*Source : Janus Henderson Investors, décembre 2018

Nous sommes convaincus que seule une solution de gestion active peut offrir un portefeuille véritablement bas carbone et, en même temps, cibler spécifiquement les entreprises qui jouent un rôle positif dans la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Mesurer l’empreinte carbone de la stratégie

Nous définissons notre empreinte carbone comme les émissions opérationnelles directes et indirectes associées à l’entreprise et à sa chaîne de valeur. L’empreinte carbone est mesurée en tonnes équivalent CO2 (tCO2e). L’équivalent dioxyde de carbone (CO2e) permet de comparer différents gaz à effet de serre à périmètre comparable par rapport à une unité de CO2. Selon les données relatives au changement climatique d’Institutional Shareholder Services Inc. (ISS), la stratégie est considérablement moins émettrice de carbone que son indice de référence (l’indice MSCI World Total Return) au regard des émissions relevant des champs d’application 1, 2 et 3.

Nous sommes limités par le manque de données sur le carbone intégré des produits dans notre stratégie. Mais, compte tenu de la priorité stratégique accordée par la stratégie à la durabilité, en particulier le fait que nous n’investissons pas dans les combustibles fossiles ou les industries litigieuses, nous estimons que la performance serait sensiblement meilleure s’il était possible de l’évaluer.

Lorsque nous comparons cette stratégie à notre indice de référence, nous surperformons de manière significative.

Source : Janus Henderson Investors, mesure de l’impact climatique d’ISS, au 31 décembre 2018. Indice de référence : indice MSCI World Total Return.