Jim Cielinski, responsable mondial de la gestion obligataire, estime que la politique de la Banque centrale est susceptible d’avoir une influence dominante sur les marchés obligataires, et ce, quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle américaine.

 Principaux points à retenir

  • Le Président Donald Trump et le candidat du Parti démocrate, Joe Biden, ont des politiques économiques divergentes. Mais, l’impact précis de ces politiques - de ce qui sera réellement mis en œuvre - ne sera connu que longtemps après la nuit des élections, d’où une mise en garde contre tout changement immédiat au sein d’un portefeuille obligataire.
  • Les marchés s’attendent à une forte volatilité à l’approche de l’élection, mais à ce qu’elle soit modérée durant la plupart des autres périodes en raison de l’engagement de la Réserve fédérale américaine à maintenir ses taux d’intérêt au plus bas. Ainsi, après l’élection, nous prévoyons une poursuite de la quête de revenus sur les marchés obligataires.
  • Dans ce contexte, les titres hypothécaires, les titres adossés à des actifs, les collateralized loan obligations (CLO) et les obligations d’entreprises pourraient demeurer des valeurs attractives, quel que soit le résultat de l’élection.

Notes :

Collateralized loan obligation : il s’agit d’un produit de financement structuré dans le cadre duquel les paiements provenant des prêts de différentes entreprises sont mis en commun et vendus à différentes catégories d’investisseurs en diverses tranches. Les différentes tranches ont des rendements divers et les investisseurs bénéficient de rendements plus élevés, mais en échange de quoi ils figurent parmi les premiers à devoir absorber les pertes si les entreprises ayant contracté les prêts n’honorent pas leurs remboursements.

Énergie verte ou propre : la production ou la consommation d’énergie axée sur la durabilité, comme par exemple l’énergie provenant de combustibles non fossiles, de sources renouvelables.

Inflation : le taux selon lequel le prix des biens et des services augmente dans une économie. Le contraire de la déflation.

Volatilité : le taux et l’ampleur selon lesquels le cours d’un portefeuille, d’un titre ou d’un indice évolue à la hausse ou à la baisse. Si le cours fluctue fortement, à la hausse et à la baisse, sa volatilité est alors forte. Si le cours fluctue de façon importante, la volatilité est élevée. Si la fluctuation est moins rapide et moins importante, la volatilité est faible. Elle est utilisée pour mesurer le degré de risque d’un investissement

Rendement : le niveau de revenu offert par un titre, généralement exprimé en pourcentage. Pour une obligation, au sens le plus simple, cela correspond au paiement du coupon divisé par le cours actuel de l’obligation.