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Perspectives de l’équipe Strategic Fixed Income pour 2020 – pas de reflation possible sans un dollar faible

John Pattullo

John Pattullo

Co-Head of Global Bonds | Portfolio Manager


Jenna Barnard, CFA

Jenna Barnard, CFA

Co-Head of Global Bonds | Portfolio Manager


11 déc. 2019
4 minutes de visionnage

Jenna Barnard et John Pattullo, co-responsables de l’équipe Strategic Fixed Income, partagent leurs réflexions et leurs analyses des marchés obligataires pour l'année à venir. Selon eux, les principales questions pour 2020 sont d’une part de savoir si le ralentissement de la croissance économique et la baisse de l'inflation prendront fin et si d’autre part, cela se traduira par un atterrissage « en douceur » ou « brutal » de l'économie. Ils estiment que la réponse se trouve dans la performance du dollar américain, car sans un dollar structurellement plus faible, une reflation est peu probable.

Principaux points à retenir

  • Les obligations peuvent constituer un bon élément de diversification pour les portefeuilles et pour réduire le risque actions, car elles réagissent aux variations de la croissance économique et de l'inflation.
  • L'équipe Strategic Fixed Income a abordé l'année 2019 avec la vision non consensuelle selon laquelle les rendements obligataires et les taux d'intérêt resteraient bas pendant encore très longtemps. Si leur point de vue n'a pas changé, le consensus s'est maintenant rallié à leur vision du monde. La principale question pour 2020 est de savoir si le ralentissement de la croissance économique et la baisse de l'inflation touchent maintenant à leur fin.
  • John et Jenna analysent d'innombrables graphiques pour y déceler des indications sur les tendances à venir. Un des graphiques qui pourraient constituer un indicateur clé des tendances à venir en 2020 est celui de la performance du dollar américain, car ils estiment qu'un dollar structurellement plus faible est la condition nécessaire à une reflation durable.
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Selon vous, quels sont les principaux risques et opportunités de votre classe d’actifs en 2020 ?

 Jenna Barnard : Lorsque vous réfléchissez aux opportunités et aux risques liés aux obligations, vous devez comprendre qu'il s'agit d'une classe d'actifs relativement simple. Les rendements des obligations souveraines et les taux d'intérêt suivent les taux de variation de la croissance et de l'inflation. Au cours des 12 derniers mois, les obligations ont fait un excellent travail de diversification des portefeuilles et du risque actions, et comme la croissance a atteint un point haut, tout comme l'inflation, les rendements obligataires ont aussi atteint un point haut partout dans le monde.

Donc, à ce stade, pour 2020, la question est de savoir si nous avons atteint le creux de la vague en ce qui concerne le ralentissement de la croissance économique et de l'inflation. C'est le débat qui a lieu depuis le mois de septembre. Certains signes avant-coureurs indiquent que le cycle manufacturier pourrait atteindre un point bas et que les rythmes de variation de la croissance et de l'inflation pourraient commencer à s'accélérer. Dans ce cas, les obligations traverseront une période difficile comme vous pouvez vous y attendre. Comme je l'ai dit, il s'agit d'une classe d'actifs assez simple et qui permet de diversifier un portefeuille parce que les obligations réagissent au taux de variation de la croissance économique et de l'inflation.

Certains grands thèmes sont-ils particulièrement pertinents pour votre stratégie ?

John Pattullo : Selon moi, le principal élément de la stratégie obligataire que nous menons est d'essayer de faire en sorte que les fonds obligataires se comportent comme des fonds obligataires. Nous essayons de ne pas causer de surprises à nos clients. Nous espérons qu'ils connaissent notre philosophie et notre stratégie et qu'ils ne sont pas déroutés.

I think we believe quite passionately in active asset allocation. So we are not a slave to gilts, or sovereign bonds; we are not a slave to investment grade; we are not a slave to loans; we are not a slave to high yield. We can vary the interest rate sensitivity and the credit sensitivity – independent of each other – to achieve good, long-term, reliable, returns for clients. I think it is also important that we do focus very much on the downside risk – so we don’t want to have big drawdowns at any time, and that is something we focus very heavily on. And I think that really chimes with our stock selection, which we describe as sensible income. We tend to invest in large‑cap, non-cyclical1, reliable, quality businesses and, over time, we found that they don’t let us down.

En quoi vos expériences de 2019 ont-elles infléchi votre approche, ou vos perspectives pour 2020 ?

Jenna Barnard : En fait, nous avions une vision non consensuelle sur les rendements des obligations et les taux d'intérêt. Nous pensions qu'ils resteraient bas pendant une très longue période. Nous n'avons jamais été d'accord avec le consensus selon lequel il y avait une bulle sur les rendements et les marchés obligataires, et 2019 l'a confirmé. Le consensus s'est plutôt rallié à notre point de vue. On a beaucoup entendu parler de la « japonisation » et partout dans le monde, les banques centrales ont également commencé à modifier leur fonction de réaction2. Ils disent maintenant que la principale difficulté est que l'inflation est trop faible et qu'elle l'est depuis 2009. On a notamment entendu cela de la part de la Réserve fédérale américaine. C'est très différent d'il y a 18 mois, quand tous pensaient que la hausse de l'inflation serait le plus grand défi à relever.

Donc, je ne dirais pas que nous avons changé de philosophie ou d'approche, mais il est intéressant de constater que le consensus s'est maintenant rallié à notre vision du monde.

Y a-t-il un « graphique à surveiller » en particulier comme principal indicateur de changement en 2020 ?

John Pattullo: The irony is that we spend our lives looking at endless charts and what we do is a lot of work to see if there is confirmation between different charts, between different asset classes; whether they corroborate existing views and evidence – or contradict. Because sometimes they can obviously contradict. But I guess the main one in my mind really is the strength of the dollar.

Il y a évidemment un débat assez animé sur la question de savoir si nous sommes dans une phase d'atterrissage en douceur et que nous sommes en milieu du cycle, ou si nous sommes dans une phase d'atterrissage brutal et que nous sommes en fin de cycle. Le premier cas est davantage une vision du monde sous l'angle actions et le second sous l'angle obligataire.

Je pense qu'on peut dire, et c'est le « point déterminant » si vous voulez, qu'il est peu probable qu'il y ait un véritable atterrissage en douceur et une reflation, à moins que le dollar ne soit faible. C'est un point très important. Par rapport à cela, nous regardons une infinité de graphiques, dont beaucoup sont importants, mais je pense que les plus importants sont le pétrole (une approximation générale de la demande), la forme de la courbe des taux3 (bien évidemment, puisque nous sommes des gérants obligataires !) ainsi que la masse monétaire et la croissance. Je pense que ce sont probablement les plus pertinents, de même que les conditions financières. Honnêtement, je pourrais vous en donner une centaine d'autres, mais le dollar est le véritable indicateur et c'est celui qui, à mon avis, est vraiment important.

 

 

 

a graph that plots the yields of similar quality bonds against their maturities. In a normal/upward sloping yield curve, longer maturity bond yields are higher than short-term bond yields. A yield curve can signal market expectations about a country’s economic direction.

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John Pattullo

John Pattullo

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Jenna Barnard, CFA

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