Perspectives d'investissement 2022

Actions : Le cycle peut-il perdurer ?

Perspectives d'investissement 2022

Actions : Le cycle peut-il perdurer ?

Les pressions inflationnistes, le ralentissement des taux de croissance et le resserrement des politiques monétaires font craindre à certains que les actions ne soient confrontées à une épreuve de force en 2022. Mais pour Matt Peron, directeur de la recherche, le cycle du marché des actions pourrait se révéler résistant.

Principaux points à retenir :

  • L’inflation, le resserrement des politiques monétaires et le ralentissement de la croissance ont fait craindre que le redressement post-pandémique des actions ne touche à sa fin.
  • Mais étant donné la rapidité du rebond jusqu’à présent, ces tendances pourraient se combiner pour contribuer à modérer et à prolonger le cycle des marchés en 2022.
  • Ainsi, les investisseurs en actions devraient privilégier les secteurs liés à une économie toujours en hausse, mais capables de résister aux changements de politique monétaire, à un marché du travail tendu et à la présence persistante de la COVID-19.

Principaux points à retenir :

  • L’inflation, le resserrement des politiques monétaires et le ralentissement de la croissance ont fait craindre que le redressement post-pandémique des actions ne touche à sa fin.
  • Mais étant donné la rapidité du rebond jusqu’à présent, ces tendances pourraient se combiner pour contribuer à modérer et à prolonger le cycle des marchés en 2022.
  • Ainsi, les investisseurs en actions devraient privilégier les secteurs liés à une économie toujours en hausse, mais capables de résister aux changements de politique monétaire, à un marché du travail tendu et à la présence persistante de la COVID-19.

Le marché baissier qui a suivi l’éclatement de la pandémie de COVID-19 s’est avéré être l’un des plus rapides jamais enregistrés. Aujourd’hui, alors que les craintes relatives à l’inflation augmentent, que les banques centrales réduisent leurs mesures de relance et que la croissance économique s’avère inégale, les investisseurs sont en droit de se demander si la reprise qui s’en est suivie ne pourrait pas être tout aussi rapide. Nous sommes bien conscients que, du fait de la pandémie mondiale, nous ne sommes pas en présence d’un cycle d’expansion et de ralentissement ordinaire. Mais nous estimons également que le risque de voir le marché arriver prématurément en fin de cycle est plus faible que certains investisseurs ne pourraient le craindre. En réalité, les tendances à l’origine de l’incertitude actuelle pourraient contribuer à prolonger le cycle plutôt qu’à y mettre fin, avec d’importantes implications pour les investisseurs.

Risques relatifs au cycle de marché : ce qui inquiète les investisseurs

In the post-World War II era, the average market cycle for the S&P 500® Index has lasted roughly 5.5 years, trough to peak.1 So, using history as a guide, the benchmark of large-cap U.S. stocks would be expected to reach the midpoint of its current expansion about halfway through 2022, having bottomed in March 2020. But global equity indices already sit well above pre-pandemic highs (Figure 1), thanks to generous stimulus measures. At the same time, supply chain bottlenecks and labor shortages, along with the unleashing of pent-up demand, have raised prices throughout the economy, pushing inflation to levels not seen in more than a decade.

Graphique 1 : Rebond des actions

Equity indices have already exceeded their pre-pandemic highs, raising concerns the recovery may have come too far too fast – particularly in the U.S.

Chart: Stocks rebound - Index values for S & P Index, MSCI World ex USA Index and MSCI Emerging Markets Index

Source: Bloomberg, from 2 January 2020 to 5 November 2021.
Note: Dashed lines reflect pre-pandemic peaks for respective indices.

Continuer à avancer : passer les ralentisseurs, sans rater le virage

Selon nous, l’inflation est devenue le principal risque qui pèsera sur le cycle du marché en 2022 et elle doit être surveillée de près. Mais même si les prix devraient rester élevés à court terme, certains des principaux moteurs de l’inflation, tels que la hausse des salaires et des coûts des matières premières, pourraient commencer à faiblir. Les augmentations de salaire, par exemple, pourraient ralentir après une première phase de hausse, dans la mesure où de plus en plus de personnes reviennent sur le marché du travail, et que les employeurs accordent d’autres avantages, comme le télétravail, ou que les entreprises remplacent certaines fonctions par des moyens technologiques.

The year 2022 could also mark when COVID-19 starts to transition from being a public health crisis to an endemic disease that can be managed without economic shutdowns. In July, for example, a steep jump in COVID-19 cases in Southeast Asia, a hub for apparel and semiconductor manufacturing, led to months-long lockdowns. In countries such as Vietnam, policies lowered case numbers but also led to a sharp fall in gross domestic product (GDP), threatened foreign investment and curtailed exports. In the aftermath, Vietnam’s prime minister conceded the country could not “resort to quarantine and lockdown measures forever.”2

Rising vaccination numbers and promising new medicines that have been shown to limit the severity of infection could make it easier for countries to “live with COVID” in 2022. But the transition is likely to unfold at varying speeds. It will also take time for the supply issues that have already built up in the economy to sort themselves out. As such, we think investors should be prepared for choppy growth. In the U.S., real GDP increased at only a 2% annualized rate during the third quarter in 2021, down from 6.7% in the second quarter, as worries about the Delta variant, supply shortages and the end of government assistance programs weighed on consumer spending.3

If temporary, the slowdown could prove a welcome step toward a sustainable rate of growth for the economy. Plenty of fuel remains to keep the expansion going. The generous stimulus programs rolled out during the pandemic have led to a sharp increase in personal savings rates, as shown in Figure 2, giving consumers spending power even as prices climb. (Rising home prices, strong capital markets and wage gains have also helped.) In Europe, households are estimated to have accumulated excess cash reserves worth 2.7 percentage points of GDP (€300 billion) in 2020, the balance of which was likely added to in early 2021.4 Those reserves are forecast to bolster purchases until the savings rate normalizes, sometime in 2022.

Graphique 2 : Taux d’épargne des ménages et des particuliers

Thanks to pandemic-related government assistance programs and deferred spending, consumers have more purchasing power.

Chart: Household and personal saving rates

Source: Office for National Statistics (as of 30 September 2021); Federal Reserve Bank of St. Louis (as of 29 October 2021); Cabinet Office, Government of Japan (as of 15 October 2021); and Eurostat (as of 15 October 2021).
Note: Data are quarterly.

Spending has room to grow, too. While consumers loaded up on autos, appliances, clothing and other goods during the initial phase of the recovery, consumption of dining and travel lagged. Tourist arrivals in Spain during the region’s summer months, for example, were only about 50% of those of 2019, and hotel occupancy rates in France were 20 percentage points lower for the same time period.5 As social restrictions ease, those trends should begin to reverse. The rotation in consumption from goods to services could help the economy continue to expand in 2022, while also allowing inventories time to rebuild and pricing pressures to cool.

Qu’en est-il des banques centrales ?

Les politiques monétaires ultra-accommodantes qui ont soutenu l’épargne et fait exploser les prix des actifs pendant la pandémie touchent à leur fin. Les banques centrales ont déjà commencé à réduire leurs achats mensuels d’obligations et d’autres titres. La prochaine étape consistera à relever les taux d’intérêt.

À première vue, la hausse des taux pourrait sembler défavorable aux actifs risqués tels que les actions, puisque des rendements plus élevés réduisent la valeur actuelle des flux de trésorerie, des dividendes et des bénéfices futurs. Mais en réalité, pour les actions, le facteur le plus important est le taux de variation. Pour éviter de commettre une erreur de politique qui mettrait fin au cycle actuel, les régulateurs doivent trouver le bon équilibre : une hausse trop rapide pourrait étouffer la croissance économique ; une hausse trop lente risquerait d’accélérer l’inflation. Comme le montre le graphique 3, le S&P 500 a toujours enregistré des hausses d’environ 10 % ou plus sur les périodes de 12 mois au cours desquelles l’inflation était en moyenne de 3 % ou moins. Mais l’on voit aussi qu’à mesure que l’inflation augmente, la capacité de l’indice de référence à progresser diminue.

Graphique 3 : Variation du S&P 500 au cours des différentes périodes d’inflation (1945 - 2021)

Historically, the S&P has been a good hedge against inflation – but only to a point, underscoring what’s at stake when it comes to central bank policy in 2022.

Chart: S & P 500 change during past inflation environments (1945 – 2021)

Source: Robert Shiller, Yale University; Bloomberg, as of 30 September 2021.
Note: Data reflect S&P 500 Index’s rate of price appreciation over ensuing 12-month period.

Jusqu’à présent, les autorités monétaires ont agi avec prudence. La Reserve Bank of New Zealand a relevé son taux d’escompte de 0,25 point de pourcentage en octobre pour le porter à 0,5 %, mais elle l’a fait un mois après ce que les économistes avaient prévu, préférant attendre la fin d’une vague de COVID. En novembre, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux de référence stable en raison de ses inquiétudes à propos du marché du travail. Enfin, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré qu’il était « très peu probable » que la BCE relève ses taux en 2022, dans la mesure où un resserrement monétaire serait contre-productif à un moment où la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie pèse déjà sur le pouvoir d’achat.

No matter what central bankers decide in 2022, it’s worth remembering that there are powerful trends besides monetary policy that can help keep prices in check, drive growth and support equity valuations. Digitalization, a disinflationary force, is growing rapidly. Even with monetary tightening, it will take years to “normalize” central bank balance sheets and rates. (In the U.S., for example, inflation-adjusted 10-year Treasury yields remain firmly in negative territory.6) And new fiscal stimulus is coming down the pike, including the recently passed US$1 trillion infrastructure bill in the U.S. and the €750 billion NextGenerationEU recovery plan.

Conséquences pour les investisseurs

Tout ceci implique que, selon nous, la reprise est encore loin d’être terminée et qu’en 2022, les investisseurs en actions ont tout intérêt à se positionner en début ou en milieu de cycle de marché, plutôt que d’être trop défensifs. Cela signifie qu’il faut privilégier les secteurs qui tirent parti d’une économie toujours en hausse, mais qui peuvent composer avec les changements de politique monétaire, un marché du travail tendu et, bien sûr, la présence persistante (mais, espérons-le, en régression) de la COVID-19.

Le retour de la value — deuxième prise

Plus tôt en 2021, les actions des entreprises liées au cycle économique (généralement considérées comme des titres value) ont commencé à surperformer les valeurs de croissance, qui s’étaient imposées pendant la pandémie en raison de l’explosion de la demande de technologies. Ce mouvement s’est inversé après que le variant delta ait compromis la reprise (graphique 4). Mais si le PIB continue de croître en 2022 comme nous le prévoyons (malgré des revers de court terme) et que les taux d’intérêt remontent doucement, les secteurs orientés value comme les secteurs financiers, industriels, des matériaux et de l’énergie pourraient à nouveau surperformer.

Graphique 4 : L’écart entre croissance et value

Growth stocks had the upper hand during the pandemic, but that could change if the economic recovery continues, and rising rates put pressure on valuations.

Chart: The growth/value gap

Source: Bloomberg, as of 31 October 2021.

Stock multiples could also tempt investors to the value side. The 12-month forward price-to-earnings (P/E) ratio for the MSCI World Value Index was 15 as of early November. For the MSCI World Growth Index, the P/E was more than twice as high at 33.7 Legitimate reasons exist for this gap, such as the fact that many growth stocks benefit from long-duration tailwinds. But in a period of tightening monetary policy, investors often become valuation-sensitive, which could drive up the appeal of value stocks in the near term. (Later in the cycle, as policy turns more neutral, secular growth drivers return to the fore, which is more supportive of growth stocks.)

Des opportunités mondiales

Applying this thinking geographically, certain regions of the globe start to stand out. While we remain positive on the outlook for U.S. equities, the eurozone has a cyclical tilt, with sectors such as consumer discretionary, financials and industrials making up a large percentage of the MSCI Euro Index on a market-capitalization basis. The benchmark also trades at a lower P/E ratio relative to the developed market average (Figure 5). And the eurozone has not experienced the same level of labor shortages as in the U.S. or UK,8 which could mean the ECB will take a slower approach to policy tightening.

Graphique 5 : Le biais value de la zone euro

Eurozone equities are weighted toward cyclical sectors and trade at a discount relative to peers.

Chart: The eurozone’s value tilt

Source: Bloomberg, MSCI and S&P Global. Sector weightings as of 29 October 2021. P/E data based on estimated, 12-month forward earnings and as of 5 November 2021.

In emerging markets, COVID outbreaks along with regulatory changes and debt restructuring in China weighed on stocks in the second half of 2021.9 But as with Europe, we think the group could benefit from continued growth in the global economy in 2022, especially if demand for the region’s commodities and exports rise. Already, emerging market value stocks have outperformed growth peers for four consecutive quarters, and that momentum could continue.10 In particular, Southeast Asia could see a sharp rebound as factories get back online and if local governments adopt less draconian measures to manage COVID cases. China’s outlook is more complex in light of ongoing policy changes and may require a tactical approach in the near term.

Price makers and innovators

With input costs and wages rising and supply and labor constraints limiting production, companies are having to find efficiencies. Those that do so successfully should be better positioned to preserve and grow their bottom line – and justify a higher stock valuation. These firms could also set themselves up for improved long-term returns.

For example, spending on technology that enables hyperautomation – which helps companies identify and automate processes – is forecast to rise more than 10% in 2021 across the globe and more than 12% in 2022, according to research firm Gartner. And by 2024, firms that combine hyperautomation technologies with new processes could lower operational costs by 30%.11 In addition, companies that have invested in building competitive brands and/or powerful network effects should be better able to pass on price increases.

In our view, such firms can be found throughout the economy – both those tied to the economic cycle and those with more secular growth drivers – and will likely be a key component of equity returns regardless of what comes next in 2022. Indeed, value-oriented stocks may see periods of strength throughout this next phase of the recovery. But in the long term, we believe innovation will remain a primary driver of growth, with innovative companies potentially compounding free cash flows at a rate faster than markets – and inflation – can keep up with.

Plus d'informations sur ces sujets

Les opinions exprimées ici sont celles de l'auteur au moment de la publication du présent document et peuvent différer de celles d'autres collaborateurs/équipes de Janus Henderson Investors. Les références à des titres, fonds, secteurs et indices au sein du présent document ne sauraient être interprétées comme une offre ou une sollicitation d'achat ou de vente.

 

Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Toutes les données de performance tiennent compte du revenu, des gains et des pertes en capital mais n'incluent pas les frais récurrents ou les autres dépenses du fonds.

 

La valeur d’un investissement et ses rendements peuvent augmenter ou diminuer et vous pourriez ne pas récupérer l’intégralité du montant investi à l’origine.

 

Les informations contenues dans cet article ne constituent pas une recommandation d'investissement.

 

Communication Publicitaire.

 Glossaire