Durabilité et numérisation : accélération de la transition vers un monde bas carbone

Principaux points à retenir

  • La crise du COVID-19 a mis en lumière, et dans certains cas accéléré, les progrès dans le domaine du numérique et a prouvé la capacité de la société à fonctionner efficacement en émettant peu de carbone.
  • Le rythme de la transition vers l’économie bas carbone s’accélère, comme en témoignent les nouvelles lois sur le climat adoptées dans l’UE et nous pensons qu’il est important d’être en phase avec cet avenir durable.
  • Des avancées prometteuses en matière d’efficacité des batteries destinées aux véhicules électriques pourraient nous permettre de faire un pas de plus vers une économie bas carbone.

Au cours des six derniers mois, le COVID-19 a changé notre façon de vivre et nos modes de fonctionnement dans le monde entier. Des mesures gouvernementales de confinement ont été mises en place à travers le monde, provoquant des bouleversements économiques et sociaux sans précédent. Toutefois, ces perturbations n’ont pas été vécues de manière homogène. Bon nombre de personnes et d’entreprises se sont rapidement adaptées aux mesures de limitation des déplacements et de distanciation sociale, le dénominateur commun de cette faculté de résistance économique étant le numérique.

Qu’il s’agisse de productivité, de divertissement ou de santé, la numérisation a fourni les moyens d’aller de l’avant. Le cloud computing, les paiements dématérialisés et le tout-en-ligne sont autant de caractéristiques de l’économie numérique qui nous ont permis de vivre et de réussir comme jamais auparavant. Or, si la « numérisation de tout » n’est pas un phénomène nouveau, la crise a indéniablement mis en évidence les évolutions déjà réalisées, les accélérant même dans certains cas. Ainsi, si cette évolution structurelle a été amorcée il y a longtemps, elle est à présent stimulée par la crise et nous pensons qu’elle est essentielle pour parvenir à une économie durable.

Les plateformes numériques stimulées par la crise

Le directeur général de Microsoft, Satya Nadella, a bien résumé la situation lors de sa dernière publication de résultats en avril, en déclarant que la société avait connu « deux années de transformation numérique en deux mois », ce dont témoignent, par ailleurs, les chiffres. Au cours du seul mois de mars, le blog Microsoft Azure a fait état d’une augmentation de 775 % de l’utilisation du cloud computing dans les régions confrontées à des restrictions sociales et d’un pic du nombre d’utilisateurs de Microsoft Teams, avec 900 millions de minutes de réunions et d’appels passés en une semaine (au 28 mars 2020). Il ne s’agit toutefois que de la partie émergée de l’iceberg en termes de passage au numérique. Des courses en ligne à la télémédecine en passant par le télétravail et les salles de classe virtuelles, de nombreuses personnes auront fait l’expérience des plateformes numériques pour la première fois. Mais ces plateformes sont-elles suffisamment puissantes pour pérenniser ces modes d’interaction avec les clients une fois la crise passée ?

Nous sommes convaincus que les entreprises assurant une plus grande productivité et une utilisation plus efficace des ressources naturelles si précieuses de la planète réussiront sur le long terme. Nous considérons que la numérisation et la durabilité sont les deux faces d’une même médaille puisqu’elles permettent aux populations et aux entreprises de travailler, de vivre et de réussir sans laisser une empreinte carbone excessive. Si un quelconque bien ressort de cette crise, c’est bien qu’elle aura servi à souligner qu’une vie moins carbonée et pourtant efficace est possible pour de nombreuses personnes.

TANDIS QUE LE TRAFIC AÉRIEN S’EFFONDRE, LES UTILISATEURS DE MICROSOFT TEAMS SE MULTIPLIENT

Source : nombre total de vols suivis par flightradar24.com chaque jour du 20 janvier 2020 au 18 mai 2020.  Les chiffres concernant les utilisateurs de Microsoft Teams proviennent des communiqués de presse de Microsoft et de la présentation des résultats de l’entreprise au 20 mai 2020.

Certains secteurs ont été plus sévèrement affectés que d’autres par la crise, en particulier les voyages, les transports et l’industrie lourde, les compagnies aériennes et de croisière se voyant paralysées, ces dernières subissant de plein fouet les mesures d’éloignement social et d’interdiction des déplacements dans le monde entier. D’après le détail des vols suivis par flightradar24.com, le trafic aérien mondial a chuté de 65 % au cours de la période de 30 jours se terminant le 7 avril. Si le confinement a révélé les faiblesses de ce secteur, nous pensons qu’il n’a fait qu’accélérer une transition déjà existante et à notre avis inéluctable vers une économie bas carbone, à mesure que de nouvelles technologies se développent et que le poids réglementaire associé au carbone s’intensifie. De fait, en pleine panique du COVID-19, l’UE a présenté les plans d’une nouvelle loi sur le climat qui obligera les pays à réduire leurs émissions nettes de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050[1]. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé le 4 mars à Bruxelles qu’il s’agissait là d’un « engagement politique qui nous met irréversiblement sur la voie d’un avenir plus durable », faisant écho à notre point de vue.

Nouvelle donne technologique pour les batteries

Un domaine en particulier dans lequel nous assistons à des avancées prometteuses vers un monde bas carbone est celui de la technologie liée aux batteries. Au cours de l’année écoulée, plusieurs publications de recherche ont évoqué des évolutions susceptibles de changer la donne dans le monde des batteries pour véhicules électriques. À l’heure actuelle, l’un des plus grands problèmes relatifs aux batteries concerne le compromis à trouver entre forte densité énergétique, longévité et sécurité des batteries. Or, certaines études révèlent que nous arrivons à un stade où ces difficultés pourraient être résolues. En ce qui concerne les matériaux, les recherches ont également fait apparaître que le cobalt, une ressource coûteuse, mais jusqu’ici indispensable, pourrait être remplacé par de nouveaux matériaux. Approchons-nous enfin du moment où les performances et le coût des batteries franchiront le seuil permettant la généralisation de la voiture électrique auprès des consommateurs ? La batterie d’Elon Musk d’une durée de vie équivalente à 1,6 million de kilomètres n’est peut-être plus aussi éloignée qu’on le pensait et ce sont des progrès comme celui-ci qui nous rapprochent d’une économie bas carbone.

Nous vivons une période de changements exceptionnels, caractérisés par la numérisation de tout et la transition vers une économie à bas carbone, et bien que la crise du COVID-19 ait pu souligner et dans certains cas accélérer ces tendances, nous pensons qu’il s’agit d’évolutions structurelles, amorcées bien avant la crise et qui se poursuivront encore longtemps après. Nous percevons un lien étroit entre le développement durable, l’innovation et la croissance cumulée à long terme. Notre cadre d’investissement cherche à privilégier les entreprises ayant un impact positif sur l’environnement et la société tout en nous permettant de rester du bon côté des ruptures au profit de nos investisseurs.

[1] https://ec.europa.eu/clima/policies/eu-climate-action/law_en

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