Les obligations, les hommes, il était temps

11/01/2018

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Les femmes ont tiré la courte paille (ou métaphoriquement, la courte côte) depuis Eve, et je suis en faveur d’une candidature d’Oprah à la présidence et de beaucoup d’autres choses mais, après tout, les hommes ont quelques bons côtés qu’il est nécessaire de mentionner. Je veux dire que lorsque les basketteurs ratent un lancer franc de nos jours ils ont quand même droit à des “low fives” de la part de tous leurs coéquipiers. Voici donc quelques “low fives” pour nous, les hommes.

  1. Les hommes ont besoin de moins de paires de chaussures et de sacs.

  2. Les hommes vivent en moyenne 10 ans de moins. Ils sont, véritablement, le sexe faible. Ne soyez pas en colère mesdames, ayez plutôt pitié d’eux.

  3. Les hommes ne devraient pas être critiqués parce qu’ils ne referment pas l’abattant des toilettes. S’ils ont besoin de le faire, ils le feront. Si les femmes ont elles aussi besoin de le refermer, qu’elles utilisent leur pied, comme tout le monde.

  4. Les hommes courent plus vite, sautent plus haut et sont bien meilleurs dès lors qu’il ne faut pas communiquer.

  5. Ce sont les hommes, bien sûr, qui commencent les guerres, mais ces guerres ont quand même donné naissance à des inventions formidables. Les conserves doivent leur origine à Napoléon, les fours micro-ondes à l’invention du radar au cours de la seconde guerre mondiale, et Internet (pas Al Gore) à la crainte d’un bombardement par la Russie des lignes téléphoniques américaines durant la guerre froide. Bien joué les gars. Continuez de déclarer ces guerres.

  6. Les hommes savent toujours où se trouve la télécommande. Juste à côté d’eux.

Et je pourrais continuer sur ma lancée. Mais je ne le ferai pas. Je n’ose pas. En fait, la plupart des problèmes du monde disparaitraient si les hommes se contentaient de rester à la maison, de regarder le foot à la télé et d’apprendre à parler à leurs partenaires durant la pub. Cela devrait leur laisser pas mal de temps pour discuter.

Les obligations, comme les hommes, sont dans un marché baissier. Il est difficile, pour les deux, de savoir quand tout a commencé. Le “I am Woman” d’Helen Reddy n’a pas résonné en juin 2012, ni même à nouveau en juillet 2016 lorsque les bons du trésor à 10 ans ont enregistré un double creux à 1,45% mais, en y repensant, il aurait dû nous apparaitre évident que les obligations, comme les hommes, “avaient fait leur temps”. Il y a dix-huit mois, la plupart des observateurs étaient convaincus que l’économie, mesurée par le PIB nominal, ne descendrait pas beaucoup plus bas que 3% et que la Fed remettait en question l’assouplissement quantitatif. Le rendement de 1,45% des bons du trésor à 10 ans était justifié, à l’époque, par la perspective d’un assouplissement quantitatif perpétuel et la possibilité d’un effondrement déflationniste de l’économie. Ni l’une ni l’autre ne se sont concrétisées et le taux de 1,45% pour les bons à 10 ans peut légitimement être cité comme la fin du marché haussier obligataire qui avait débuté à 15,8% en 1981 et offert aux gérants visionnaires un potentiel de plus-value en capital énorme et l’évocation du “rendement total” jusqu’alors réservé aux actions et à l’immobilier.

Il n’est toutefois pas tout à fait normal de considérer qu’un marché baissier puisse débuter à des rendements aussi bas. Même si les bons du trésor à 10 ans s’étaient hissés à partir de ce niveau avant de se maintenir pendant plusieurs années autour de 2-2,25%, la perte de cours de 6 points environ n’était vraiment pas suffisante pour ne serait-ce que faire allusion à l’appellation dont ne se gaussaient pas les obligations à la fin des années 70 - les “certificats de saisie”. Même les portefeuilles indexés, qui comprennent un léger pourcentage d’obligations à haut rendement, pourraient, par exemple, afficher un rendement total d’environ 5% en 2017. Les baby-boomers vieillissants investissant sur le marché des obligations ont été déçus de n’avoir pas su embarquer dans le train à grande vitesse des actions mais, après tout, 5%, ce n’est pas si mal.

5%, c’est un pourcentage qui semble pourtant ambitieux à l’heure actuelle. Les spreads du haut rendement sont comprimés et ne devraient pas générer de futures plus-values en capital. Et la situation sur les bons du trésor, qui sont quand même à 2,55% à l’heure ou je rédige ce document, n’est pas non plus vraiment propice à un environnement de “rendement total”.

Nous sommes entrés dans une période de marché baissier mais celle-ci n’est pas dangereuse pour les investisseurs obligataires. Les rendements annuels devraient rester positifs, très légèrement positifs, mais positifs.

Pour plusieurs bonnes raisons, la plupart des portefeuilles obligataires devraient enregistrer un rendement de fin d’année de 2,70%+ et un rendement total de marché baissier modéré de 0-1%.Il est difficile de hiérarchiser ces bonnes raisons, mais commençons par l’économie nominale. L’économie nominale semble désormais capable d’atteindre 5% pendant quelques trimestres au moins, après s’être durablement maintenue autour de 4%, ce qui s’était traduit par des mouvements de prix obligataires modérés malgré plusieurs hausses de taux par la Fed. Les réductions d’impôt et le creusement des déficits budgétaires apportent une relance budgétaire temporaire ce qui devrait entrainer une hausse de l’inflation à l’avenir, proche de l’objectif de croissance sous-jacente de 2% longtemps souhaité par la Fed. Une croissance réelle de 3%, que j’estime toutefois illusoire, offre à l’économie cette croissance nominale de 5% qui survalorise les Bons du trésor à 10 ans à 2,5%. En termes historiques ou, mieux encore, dans cette nouvelle ère de répression financière qui a débuté avec l’apparition de la Grande Récession de 2009, le spread entre les Bons du trésor à 10 ans et le PIB nominal s’est établi en moyenne à 140 points de base. Sur la base de cette moyenne, un PIB nominal de 5% vise un rendement de 3.60% sur le 10 ans en 2018. Je ne suis pas si pessimiste, mais vous avez compris ce point fondamental.

Ensuite, la Fed et, surtout, les autres banques centrales, réduisent l’assouplissement quantitatif. Plus tard cette année, peut-être au cours du mois de septembre, il est possible que les achats nets d’obligations et de billets émis par des sociétés et des États souverains réalisés par les banques centrales prennent fin, ou tout au moins faiblissent bien en deçà du rythme de 1000- 2000 milliards de dollars US atteint ces dernières années. Les acheteurs en dernier recours de la banque centrale sur le marché ont peut-être accompli le “quoi qu’il en coûte”, et se préparent à laisser des rendements artificiellement bas et des prix obligataires artificiellement élevés devenir un peu moins artificiels. Cela ne veut pas dire que la Fed procédera à plus de 2 hausses des taux cette année, ou que la BCE, la Banque d’Angleterre et certainement la Banque du Japon augmenteront leurs taux courts de sitôt. Elles ne le feront pas. Mais la réduction du montant alloué à l’assouplissement quantitatif et une croissance du PIB nominal de 5% devraient suffire à stimuler les rendements des Bons du trésor à 10 ans, avec des rendements totaux proches de 0%, et les critères légitimes d’un début de marché baissier modéré.

“Leur heure est venue” s’est exclamée Oprah. C’est l’heure aussi pour le marché baissier obligataire. Bon nombre seraient tentés de souffler, dont votre serviteur - “Il était temps”.




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