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En bref : La Fed vise 2 % ; les marchés attendent un plan

Daniel Siluk, responsable de Global Short Duration et Liquidité, explique que le marché avait favorablement accueilli la rhétorique ferme du président de la Réserve fédérale (Fed) Kevin Warsh sur la stabilité des prix, mais que l'absence de plan sur les moyens d'y parvenir avait incité les investisseurs à exprimer leur inquiétude par un sell-off des titres du Trésor à long terme.

29 juillet 2026
5 minutes de lecture

Principaux points à retenir :

  • À l'issue de sa deuxième réunion en tant que président de la Fed, Kevin Warsh a délivré un discours ferme sur l'importance primordiale de la stabilité des prix, mais n'a pas réussi à présenter un plan concret sur la manière dont l'objectif de 2 % de la Fed peut être atteint.
  • Selon Warsh, la hausse des rendements cet été indique que le marché adhère à la nouvelle approche de la Fed, qui consiste à laisser les signaux des prix opérer plutôt que de voir la banque centrale tenter d’influencer les résultats au moyen de ses indications prospectives.
  • Nous pensons que la volatilité observée sur les rendements à plus long terme pourrait persister jusqu'à ce que la Fed présente un cadre moins ambigu sur ce qui dictera ses décisions en matière de politique monétaire.

La réunion de juillet du comité fédéral de l'open market (FOMC) sera probablement moins retenue pour la décision elle-même que pour la réaction des marchés à l'égard de la décision telle qu'elle a été expliquée par son président Kevin Warsh.

Sur le papier, le résultat était clairement restrictif : la Fed a maintenu ses taux inchangés entre 3,50 % et 3,75 % conservé sa formulation décrivant la croissance comme étant robuste et l’inflation comme étant élevée, et s’est prononcée avec un vote remarquable de 9 voix contre 3, Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan s’étant prononcés en faveur d’une hausse immédiate de 25 points de base (pb). Rien que cela représentait le signal le plus fortement restrictif issu d’un vote partagé en une décennie.

Les marchés ont pourtant fait preuve d’une certaine clairvoyance à l’égard de ce ton hawkish et se sont plutôt concentrés sur autre chose : le manque de clarté sur les modalités, le calendrier et les conditions dans lesquelles la Fed entend ramener l’inflation à son objectif de 2,0 %.

Figure 1 : L'objectif insaisissable de 2,0 %

Le président Warsh a affirmé sans ambages que des années d'inflation supérieure à la cible ont posé des problèmes aux consommateurs et aux entreprises et entamé la crédibilité de la Fed.

Source : Bloomberg, au 29 juillet 2026.

Tout au long de sa conférence de presse, Warsh a réitéré à maintes reprises que l’inflation est restée au-dessus de son objectif depuis plus de cinq ans et réaffirmé son engagement en faveur d’un objectif d’inflation strict de 2,0 % par an. Il a souligné qu’il n’existe pas « d’objectif d’inflation souple » et réitéré que la Fed assurerait la stabilité des prix.

Le problème est que les investisseurs ont posé la même question à la fin de la conférence de presse qu'au début :

« Si l'inflation reste trop élevée, pourquoi la Réserve fédérale n'a-t-elle pas augmenté ses taux aujourd'hui ? »

La réponse de Warsh s'est axée sur le durcissement significatif qui était déjà intervenu par le biais des taux de marché. Les rendements réels et nominaux des bons du Trésor ont fortement augmenté depuis juin, et son argument consistait à dire que les conditions financières s'étaient durcies êmeme sans hausse du taux directeur.

Graphique 2 : Rendements annuels à l'échéance des obligations du Trésor américain à 10 et 2 ans

Si la hausse des rendements sur la partie courte de la courbe indique que le marché est prêt à croire la Fed sur parole en ce qui concerne le maintien de la stabilité des prix, l’absence d’un plan formalisé a entraîné une hausse des rendements à long terme et pourrait signaler une mentalité du type « montrez-moi ce que vous faites ».

Source : Bloomberg, au 29 juillet 2026.

D'un point de vue intellectuel, il s'agit d'une position défendable : les marchés font souvent une partie du travail de la Fed. Mais la communication est importante. Au lieu de fournir un cadre clair pour les futures décisions politiques, Warsh est revenu à plusieurs reprises sur des thèmes tels que les signaux du marché, l'incertitude, les groupes de travail et la nécessité de répondre aux « grandes questions » auxquelles l'économie est confrontée. Ce qu'il n'a pas fourni, c'est une explication convaincante des preuves supplémentaires requises avant que le comité n'agisse.

En conséquence, les marchés ont semblé conclure que bien que la Fed reste attachée à son objectif, sa feuille de route est devenue moins claire. Cette position s’est traduite par l’évolution des marchés pendant et après la conférence de presse : la partie courte de la courbe des taux des bons du Trésor américains s’est redressée alors que les investisseurs éliminaient la probabilité résiduelle d’une hausse en juillet et réduisaient fortement les attentes de durcissement monétaire en septembre.

En parallèle, la partie longue de la courbe s’est fortement détendue, ce qui a entraîné un net renchérissement de la pente de la courbe. L’écart entre les rendements à 10 et 2 ans s’est élargi d’environ 11 points de base et l’écart entre les rendements à 30 et 2 ans s’est élargi d’environ 17 points de base. En outre, les points morts d'inflation tirés des bons du Trésor ont augmenté sur toute la courbe. L'élément particulièrement notable a été l'augmentation d'environ 6 points de base des anticipations d'inflation à 5 ans, un indicateur essentiel de l’inflation attendue entre 2031 et 2036 et l'une des mesures les plus surveillées par les marchés de la crédibilité de la Fed à long terme en matière d’inflation.

Des signaux mitigés

Les divergences entre la rhétorique agressive de Warsh et l'interprétation accommodante de la Fed sont difficiles à ignorer. Les marchés affirment en fait deux choses à la fois :

1. La Fed est moins susceptible de resserrer à court terme qu'on ne le pensait auparavant.
2. Le retour à une inflation de 2 % est moins certain qu’il ne l’était avant la conférence de presse.

Nous n'irons pas jusqu'à dire que le président Warsh a déjà perdu sa crédibilité en matière de politique de lutte contre l’inflation. Ce n’était que sa deuxième réunion en tant que président, et il mérite sans doute que nous lui accordions une seconde chance. Par ailleurs, son engagement répété à ramener l'inflation à l'objectif était probablement l'élément le plus positif de cette réunion. En revanche, il peut-être nuire à la crédibilité de la Fed en matière de politique monétaire.

Si les marchés semblent croire en la destination évoquée par M. Warsh, ils paraissent moins convaincus par sa feuille de route. En ce sens, cette réunion est passée d'un maintien des taux hawkish à un résultat plus complexe : une Fed qui reste profondément préoccupée par l’inflation, mais qui demande de plus en plus aux marchés de croire en son engagement sans fournir à ce jour de cadre suffisamment détaillé pour les actions futures.

La principale question à l’approche de septembre n’est plus de savoir si la Fed veut une inflation à 2 % – elle le souhaite évidemment. La question est de savoir si les décideurs politiques s'appuient trop sur des taux de marché plus tendus pour faire le travail à leur place et s'ils espèrent que les conclusions des groupes de travail encore à définir apaiseront les inquiétudes des investisseurs, alors même que l’inflation reste supérieure à l’objectif aujourd’hui.

Pour l'instant, le verdict du marché est sans équivoque : un engagement fort, une feuille de route peu claire. Bien qu'il existe de nombreuses variables, nous pouvons nous attendre à une volatilité sur les bons du Trésor à plus long terme jusqu'à ce que le marché soit plus confiant dans le fait que la Fed dispose réellement d'un cadre capable de conduire à la stabilité des prix à long terme.

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Le rendement des bons du Trésor à 10 ans représente le taux d’intérêt des bons du Trésor américain qui arriveront à échéance 10 ans après la date d’achat.

Point de base: Un point de base (pb) équivaut à 1/100 de point de pourcentage, 1 pb = 0,01 %.

Duration: La duration mesure la sensibilité du prix d'une obligation ou d'un portefeuille obligataire aux variations des taux d'intérêt. Plus la duration d’une obligation est élevée, plus cette dernière est sensible aux variations des taux d’intérêt et vice versa.

Le Federal Open Market Committee (FOMC) est l'instance du Système fédéral de réserve qui définit la politique monétaire des États-Unis.

Politique monétaire : les politiques d'une banque centrale visant à influencer le niveau d'inflation et de croissance d'une économie. Les outils de la politique monétaire comprennent la fixation des taux d'intérêt et le contrôle de la masse monétaire.

La volatilité mesure le risque en utilisant la dispersion des performances pour un investissement donné.

Rendement : niveau de revenu offert par un titre financier, généralement exprimé en pourcentage.

**Courbe des taux :** Une courbe des taux représente les rendements (taux d’intérêt) des obligations de qualité de crédit égale, mais dont les dates d’échéance diffèrent.

 

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Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Toutes les données de performance tiennent compte du revenu, des gains et des pertes en capital mais n'incluent pas les frais récurrents ou les autres dépenses du fonds.

 

Les informations contenues dans cet article ne constituent pas une recommandation d'investissement.

 

Il n'y a aucune garantie que les tendances passées se poursuivront ou que les prévisions se réaliseront.

 

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Janus Henderson Capital Funds Plc est un OPCVM établi conformément à la législation irlandaise, avec une responsabilité séparée entre les fonds. Nous rappelons aux investisseurs qu'ils doivent uniquement baser leurs décisions d'investissement sur le Prospectus le plus récent qui contient les informations relatives aux frais, aux charges et aux risques, qui peut être obtenu auprès de tous les distributeurs et agents payeurs/agent de facilités il est important de bien en prendre connaissance. Ce document est une communication promotionnelle. Veuillez vous reporter au prospectus de l'OPCVM et au DICI avant de prendre toute décision finale d'investissement. Il est possible qu'un investissement dans le fonds ne convienne pas à l'ensemble des investisseurs et qu'il ne soit pas accessible à tous les investisseurs dans toutes les juridictions; il n'est pas disponible pour les personnes des Etats-Unis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le taux de rendement peut varier et la valeur principale d'un investissement peut fluctuer en fonction de l'évolution des taux de change et du marché. Il est possible que la valeur des actions, lors de leur cession, soit supérieure ou inférieure à leur coût d'origine. Ce document n'est pas une sollicitation pour la vente d'actions et aucune des informations qu'il contient n'est destinée à être un conseil d'investissement. Janus Henderson Investors Europe S.A. peut décider de mettre fin aux modalités de commercialisation de cet Organisme de Placement Collectif conformément à la réglementation en vigueur.
    Risques spécifiques
  • L’émetteur d’une obligation (ou d’un instrument du marché monétaire) peut devenir incapable ou refuser de payer les intérêts ou de rembourser le capital au Fonds. Si tel est le cas ou si le marché considère cette éventualité comme pertinente, la valeur de l’obligation chutera.
  • Lorsque les taux d’intérêt augmentent (ou baissent), le cours des différents titres sera influencé de différentes manières. Plus particulièrement, la valeur des obligations baisse généralement lorsque les taux d’intérêt augmentent. Ce risque est généralement corrélé à l’échéance de l’investissement dans l’obligation.
  • Certaines obligations (obligations remboursables par anticipation) donnent à leurs émetteurs le droit de rembourser le capital par anticipation ou de prolonger l'échéance. Les émetteurs peuvent exercer ces droits lorsqu'ils sont favorables, ce qui peut avoir une incidence sur la valeur du fonds.
  • Le Fonds peut avoir recours à des instruments dérivés dans le but de réaliser ses objectifs d’investissement. Cela peut générer un « effet de levier », qui peut amplifier les résultats d’un investissement, et les gains ou les pertes pour le Fonds peuvent être supérieurs au coût de l’instrument dérivé. Les instruments dérivés présentent également d’autres risques, et en particulier celui qu’une contrepartie à un instrument dérivé ne respecte pas ses obligations contractuelles.
  • Si le Fonds détient des actifs dans des devises autres que la devise de référence du Fonds ou si vous investissez dans une catégorie d’actions/de parts d’une devise différente de celle du Fonds (sauf si elle est «couverte»), la valeur de votre investissement peut être soumise aux variations des taux de change.
  • Lorsque le Fonds, ou une catégorie d’actions/de parts couverte, vise à atténuer les fluctuations de change d’une devise par rapport à la devise de référence, la stratégie elle-même peut créer un impact positif ou négatif relativement à la valeur du Fonds en raison des différences de taux d’intérêt à court terme entre les devises.
  • Les titres du Fonds peuvent devenir difficiles à valoriser ou à céder au prix ou au moment désiré, surtout dans des conditions de marché extrêmes où les prix des actifs peuvent chuter, ce qui augmente le risque de pertes sur investissements.
  • Le Fonds peut perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle le Fonds négocie ne veut ou ne peut plus honorer ses obligations, ou en raison d’un échec ou d’un retard dans les processus opérationnels ou de la défaillance d’un fournisseur tiers.
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  • L’émetteur d’une obligation (ou d’un instrument du marché monétaire) peut devenir incapable ou refuser de payer les intérêts ou de rembourser le capital au Fonds. Si tel est le cas ou si le marché considère cette éventualité comme pertinente, la valeur de l’obligation chutera.
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  • Le Fonds peut avoir recours à des instruments dérivés dans le but de réaliser ses objectifs d’investissement. Cela peut générer un « effet de levier », qui peut amplifier les résultats d’un investissement, et les gains ou les pertes pour le Fonds peuvent être supérieurs au coût de l’instrument dérivé. Les instruments dérivés présentent également d’autres risques, et en particulier celui qu’une contrepartie à un instrument dérivé ne respecte pas ses obligations contractuelles.
  • Si le Fonds détient des actifs dans des devises autres que la devise de référence du Fonds ou si vous investissez dans une catégorie d’actions/de parts d’une devise différente de celle du Fonds (sauf si elle est «couverte»), la valeur de votre investissement peut être soumise aux variations des taux de change.
  • Lorsque le Fonds, ou une catégorie d’actions/de parts couverte, vise à atténuer les fluctuations de change d’une devise par rapport à la devise de référence, la stratégie elle-même peut créer un impact positif ou négatif relativement à la valeur du Fonds en raison des différences de taux d’intérêt à court terme entre les devises.
  • Les titres du Fonds peuvent devenir difficiles à valoriser ou à céder au prix ou au moment désiré, surtout dans des conditions de marché extrêmes où les prix des actifs peuvent chuter, ce qui augmente le risque de pertes sur investissements.
  • Le Fonds peut perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle le Fonds négocie ne veut ou ne peut plus honorer ses obligations, ou en raison d’un échec ou d’un retard dans les processus opérationnels ou de la défaillance d’un fournisseur tiers.
  • Outre le revenu, cette catégorie d’actions peut distribuer des plus-values réalisées et non réalisées en plus du capital initialement investi. Les frais, charges et dépenses sont également déduits du capital. Les deux facteurs peuvent se traduire par une érosion du capital et un potentiel réduit de croissance du capital. Les investisseurs sont également informés que les distributions de cette nature peuvent être considérés (et imposables) en tant que revenu en fonction de la législation fiscale locale.